Selon Movie Score, ce sera Howard Shore (Le Seigneur des Anneaux, Crash...) qui devrait prendre la succession de Carter Burwell et d'Alexandre Desplat sur le troisième volet de Twilight intitulé Eclipse. Le film réalisé par David Slade sortira en juin 2010.
samedi 23 janvier 2010
L'autre info insolite: Howard Shore sur Twilight
Par Damien Deshayes le samedi 23 janvier 2010, 11:35 - Musique de Film: Actu & Analyses
mardi 19 janvier 2010
L'info insolite: Alexandre Desplat sur Harry Potter 7!
Par Damien Deshayes le mardi 19 janvier 2010, 13:56 - Musique de Film: Actu & Analyses
Selon une source fiable de Scott Bettencourt de FSM, Alexandre Desplat aurait signé pour composer le 1er volet d'Harry Potter et les Reliques de la Mort. Le film réalisé par David Yates sortira dans les salles en novembre 2010. Les spéculations allaient bon train depuis quelques temps quant au retour de John Williams sur la saga après le refus de Nicholas Hooper: ce sera donc l'outsider français qui s'acquittera de cette tâche, sans doute avantagé par son travail sur Twilight - New Moon. Le retour du compositeur des trois premiers Harry Potter sur le dernier volet semble néanmoins encore d’actualité puisqu’Alexandre Desplat n’aurait signé que pour cette première partie.
Gérer les instruments: les amateurs et la pratique instrumentale (Partie 2)
Par Damien Deshayes le mardi 19 janvier 2010, 01:32 - Théorie Musicale / MAO
B) Les amateurs
Depuis quelques années, comme beaucoup de mes collègues, j’écris beaucoup d’œuvres pour les amateurs. En fait, toutes mes œuvres de concert l’ont été.
Je peux comprendre qu’au premier abord cela puisse faire peur de confier ses partitions à de tels instrumentistes, souvent jeunes et inexpérimentés. Mais il faut passer outre et accepter que son œuvre soit jouée de manière approximative car j’y vois à la fois des avantages et une nécessité.
D’abord c’est le lot de beaucoup de jeunes compositeurs. Il faut rassurer et donc s’assurer que l’on arrive à gérer telle formation avant de recevoir des commandes. C’est souvent une nécessité également parce que si l’on ne vient pas au mieux du CNSM ou au pire d’un CNR où l’un des profs nous a pris sous son aile (comme Guillaume Connesson avec Landowski), il est pratiquement impossible d’être joué en concert par des professionnels de la musique classique, milieu extrêmement fermé et très méfiant vis à vis des « autodidactes » ou des compositeurs ayant un bagage en deça de ce qu’ils pourraient exiger (ce qui n’était pas vrai dans les années 60, période avant-gardiste où des « outsiders » comme Xenakis ont réussi à se faire une place).
Il faut dire que contrairement aux apparences, les musiciens professionnels sont rarement enchantés à l’idée de créer une œuvre contemporaine, à moins d’être dans une formation dont le répertoire se réduit à peau de chagrin (octuor de violoncelles, quintette à cordes, etc…). Car le public aime ce qu’il connaît. Quand ils acceptent de le faire, c’est soit parce que le compositeur est reconnu et qu’il va valoriser la formation, soit parce que cette création est soutenue par un mécène ou une commande publique. Les amateurs, au contraire, sont davantage ouverts à cela : je crois qu’au fond cela les flatte qu’on s’intéresse à eux et qu’on leur fasse confiance. Tout le monde y trouve son compte (bien sûr il ne faudra pas espérer être payé : c’est du donnant-donnant même s’il arrive que certaines commandes d’amateur soient payées ou défrayées, ce qui m’est arrivé quelques fois). En ce qui me concerne, les œuvres du concert sont souvent des laboratoires qui me permettent de faire des expériences et de me tromper. Lorsque c’est réussi je garde dans mon catalogue, sinon je jette. Un procédé qui sonne, je le réutilise dans mes musiques de film.
lundi 18 janvier 2010
Gérer les instruments: les amateurs et la pratique instrumentale (Partie 1)
Par Damien Deshayes le lundi 18 janvier 2010, 00:20 - Théorie Musicale / MAO
J’enfonce des portes ouverte mais dans le milieu de la composition pour le cinéma, une question est souvent remise sur le tapis lorsqu’on discute entre collègues ou qu’on négocie avec des producteurs: informatique ou musiciens ? Une question bien évidemment rhétorique puisque 99% des compositeurs vous diront qu’ils préfèrent les musiciens à l’émulation instrumentale.
Dans la réalité, le nombre de « prétendants » qui franchissent le pas est devenu très rare. L’informatique rassure autant le compositeur que le commanditaire. Et l’acoustique devient un rêve auquel souvent on ne se promet d’accéder que lorsqu’on aura assez d’argent pour le faire.
Pourtant, et c’est sans doute une évidence aussi, je ne suis pas sûr qu’on puisse apprendre à gérer des instruments acoustiques sans y avoir été confronté de nombreuses fois. Je crois qu’il est indéniable que ce n’est pas une fois sur place avec un orchestre professionnel qu’on apprend l’orchestration. A moins d’avoir été aidé par un arrangeur ou un orchestrateur, ce qui arrive souvent : mais je crois que plus le compositeur en sait, mieux c’est. Et pour le commanditaire qui finance la réalisation de l’oeuvre, il est plus rassurant de savoir que son compositeur a de l’expérience dans ce domaine. Autrement dit, dans le contexte actuel, c’est le serpent qui se mord la queue. Pour pouvoir négocier au mieux un enregistrement qui nous donnera de l’expérience, il faut pouvoir justifier de ses compétences.
Alors comment apprendre lorsqu’on n’a pas les moyens financiers de recruter des musiciens? Deux solutions: jouer d’un instrument bien sûr, ou… composer pour des amateurs. Cette réponse peut sembler une lapalissade pour ceux qui ont étudié la musique au Conservatoire. Elle l’est sans doute moins pour ceux qui me lisent et qui ont commencé avec l’ordinateur.
Ce sujet étant un peu vaste, il sera segmenté en deux billets.
vendredi 15 janvier 2010
Cherche informaticien [Résolu]
Par Damien Deshayes le vendredi 15 janvier 2010, 11:30 - Divers
J'envoie ma bouteille à la mer. Je suis à la recherche d'un informaticien capable de me créer un petit script (et de me l'expliquer) qui empêcherait des agrégateurs de contenu comme beemp3 de lister mes mp3 pour téléchargement. Malgré mes requêtes, ce robot continue en toute illégalité à lister mes mp3 mis en streaming sur mon site. L'objectif serait d'interdire le téléchargement sans empêcher la lecture de ces MP3 par mes players.
Avec l'aide d'un collègue très patient, j'ai essayé plusieurs choses avec les .htaccess sans succès: même avec des exclusions, le script interdit totalement l'accès au dossier.
Rémunération à négocier.
> Problème résolu! Merci!
samedi 9 janvier 2010
Démo Vidéo 2010
Par Damien Deshayes le samedi 9 janvier 2010, 10:54 - Mon Actualité
dimanche 3 janvier 2010
Les comédies musicales, leçons de musique
Par Damien Deshayes le dimanche 3 janvier 2010, 13:59 - Musique: Actu & Analyse
A la fin des années 90, la comédie musicale Notre Dame de Paris, composée par Richard Cocciante et mise en mots par Luc Plamondon, triomphait sur les planches du Palais des Congrès. Cette consécration a permis de remettre au goût du jour et de renouveler en France un genre en désuétude. Depuis plus de dix ans, les comédies musicales Romeo & Juliet, Mozart, Le Roi Soleil, Cléopâtre, Les Dix Commandements, etc… s’empressent d’exploiter le filon, avec plus ou moins de succès. J’ai écouté, parfois vu, certaines de ces comédies musicales écrites dans un style très actuel (rock, variété ou R&B) . J’en apprécie quelques unes (je suis très fan des Dix Commandements et de Notre Dame de Paris) mais ce n’est pas de ces comédies musicales à la mode dont j’aimerais vous parler.
J’ai mis quelques années avant de me décider à écouter puis voir West Side Story de Leonard Bernstein. Je ne sais pas comment cela m’est venu mais j’ai tout de suite compris que c’était le genre de musique que j’avais envie d’écouter. Je crois que ma grande difficulté à écouter des ouvrages lyriques « sérieux » (sous entendus les opéras) est compensée par l’étrange fascination que les comédies musicales américaines « orchestrées » exercent sur moi depuis quelques temps. Pourquoi m’étonnerais-je dès lors que l’opéra que j’aime le plus au monde, Porgy and Bess, soit l’œuvre d’un compositeur de Broadway, George Gerswhin.
Les comédies musicales américaines « orchestrées » (au sens large : orchestre symphonique ou big band), fréquemment adaptées au cinéma, sont en général structurées autour de « songs » (particularité de Porgy and Bess, ce qui en fait une œuvre hybride, pour ne pas dire bâtarde). Contrairement à l’opéra, la danse y est très présente mais le style musical diffère aussi très nettement : orchestrations denses, mélodies accessibles et généreuses (au point de devenir des standards de jazz : Over the rainbow, But not for me, etc…), rythme prédominant, harmonies jazzies, thématique récurrente (assimilable à du leitmotiv wagnérien). La façon de chanter se distingue également : pas de vocalises, de vibratos, les chanteurs interprètent le texte de manière naturelle et compréhensible, sans proscrire pour autant la virtuosité vocale (c’est d’ailleurs cet absence d’artifice que j’apprécie).
vendredi 1 janvier 2010
Bonne année 2010!
Par Damien Deshayes le vendredi 1 janvier 2010, 11:38 - Divers
Bonne année 2010!
mardi 29 décembre 2009
Une décennie de musique de télévision
Par Damien Deshayes le mardi 29 décembre 2009, 10:51 - Musique de Film: Actu & Analyses
Suite au dernier billet, je propose également un petit palmarès des musiques écrites pour la télévision depuis dix ans. Les années 2000 ont vu le triomphe des séries télévisées et une relative surenchère de créativité musicale dans ce domaine qui a permis l’émergence de nouveaux talents comme Sean Callery ou Michael Giacchino. Je regarde énormément de séries télévisées, je les préfère même aujourd’hui aux films de cinéma mais comme il est impossible de tout voir, cette sélection sera forcément limitée, d’autant que la liberté d’action dans ce domaine reste rare. Sans hésitation, j'ai choisi neuf partitions: 24, Lost, True Blood (dans le trio de tête), Rome, L'Odyssée de l'Espèce, Angels In America, Skins , Six Feet Under et Dexter.
lundi 28 décembre 2009
Une décennie de musique de film
Par Damien Deshayes le lundi 28 décembre 2009, 10:48 - Musique de Film: Actu & Analyses
En cette fin d'année 2009, il m’a semblé tentant de faire un petit récapitulatif des quelques musiques de film ayant marqué à mon sens le début du XXIème siècle et donc de cette dernière décennie (nous stipulerons que ce siècle commence en 2000, ce qui est évidemment faux, comme chacun sait).
Dresser un inventaire des bandes originales capitales de cette décennie revêt une importance toute particulière pour moi puisque c’est à partir de 2002 que j’ai commencé à m’impliquer dans le domaine de la musique de film. Depuis, plusieurs légendes du genre s'en sont allées: Michael Kamen, Jerry Goldsmith, Maurice Jarre...
Après une longue réflexion j’ai donc choisi dix-huit partitions que je considère comme remarquables à plusieurs titres: Coraline, Dark Knight, Solaris, Signs, The Bourne Ultimatum, Harry Potter and the Prisoner of Azkaban, Road To Perdition, Kingdom of Heaven, Le Voyage de Chihiro, Final Fantasy, The Exorcism of Emily Rose, Gladiator, Lord of the Rings, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Mary, Le Couperet, Into The Wild et Les Triplettes de Belleville.
Explications…
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