Dans les blogs de mes confrères compositeurs, que je lis avec avidité, il est souvent question de leur actualité, de MAO, de technique musicales, de MIDI orchestration… mais jamais d’enregistrement… Et pour cause, le travail avec des musiciens est devenu une chose rare dans ce métier. Les raisons sont nombreuses : lourdeur d’organisation, baisse des budgets de production, maquettes réalistes, coûts juridiques, etc… Les musiciens travaillent paraît-il de moins en moins dans le domaine de l’audiovisuel. Il y a quelques semaines je me suis même rendu compte, concrètement, que pour vivre de la musique à l’image, il valait mieux être capable de produire efficacement de la musique orchestrée par ordinateur que de maîtriser les instruments de l’orchestre. Il est donc devenu indispensable pour un compositeur de maîtriser parfaitement ces deux facettes d’un métier en pleine évolution comme chacun sait.

 

Depuis que j’ai commencé à composer, j’ai toujours défendu la musique « live ».  Par choix et par conviction plus que par principe. Mais j’ai toujours pensé que l’illusion apportée par les meilleurs instruments virtuels (écoutez à ce propos le plugin The Trumpet de Sample Modeling) ne remplacera jamais un instrumentiste. C’est d’ailleurs quelque chose qu'on peut vendre assez facilement à un réalisateur, tout autant fauché qu’il soit, et qui permet de décrocher la plupart du temps un budget minimal pour enregistrer (en général le coût du studio + défraiements d’instrumentistes généreux). Un atout évident pour tout le monde tant la différence se ressent à l’écoute du résultat final.

 

Alors pourquoi, me suis-je dit, ne pas vous raconter, en plusieurs parties, l’un des mes derniers enregistrements, celui de la BO de Déjà Là? Prétexte à vous donner les quelques « trucs » que j’ai développé pour affronter ce monstre organisationnel que représente un enregistrement lorsqu’on est seul à le mettre en place et à transmettre l’émotion qu’on éprouve ensuite. Car la plus grande victoire pour nous, c’est lorsqu’un réalisateur réticent à investir se rend compte après un enregistrement qu’il n’y a que cela de vrai.

 

Cinq grandes étapes (cliquez sur les liens)

Etape n°1 : Le studio, les musiciens et… le financement

Etape n°2 : Préparation des partitions et des « stems »

Etape n°3 : L’enregistrement… enfin…

Etape n°4 : Où il est question d’argent et de contrats…

Etape n°5 : Dérushage et mixage


A suivre...