Une amie MySpace, par ailleurs lectrice de mon blog, a relayé cet intéressant entretien qui analyse le phénomène MyMajorCompany et remet en cause le nouveau modèle participatif que cette entreprise désormais florissante a contribué à promouvoir.

L'intervenant démontre tout d'abord que MMC ne fonctionne que grâce son réseau, relativement exceptionnel et difficile à mettre en place pour des sites participatifs un peu plus modestes et qui ont pour la plupart déposé le bilan. Ce qu'il dit accrédite une thèse que je défends depuis des années face à ceux qui pensent que l'Internet promeut la diversité: plus l'entreprise qui le soutient est importante, plus un artiste a de la chance d'être "entendu" et plus il sera facile de financer la production de son disque. La tendance sera toujours à la concentration.

Mais ce qui est le plus intéressant, c'est ce qu'il dit des rouages de MMC. Aucune reddition des comptes, des milliers de producteurs lambdas qui parient en très peu de temps sur un artiste totalement inconnu de la Toile, des albums qui ne sortent pas, des promesses non tenues. Cela laisse songeur. MMC s'enrichirait-elle sur le dos des petits producteurs? Et que peut-on espérer de l'avenir de la musique si même le plus grand site participatif français ne joue pas franc jeu?

L'entretien

L'éditorial originel