My Major Company: un mirage?
Par Damien Deshayes le lundi 1 mars 2010, 19:24 - Business - Lien permanent
Une amie MySpace, par ailleurs lectrice de mon blog, a relayé cet intéressant entretien qui analyse le phénomène MyMajorCompany et remet en cause le nouveau modèle participatif que cette entreprise désormais florissante a contribué à promouvoir.
L'intervenant démontre tout d'abord que MMC ne fonctionne que grâce son réseau, relativement exceptionnel et difficile à mettre en place pour des sites participatifs un peu plus modestes et qui ont pour la plupart déposé le bilan. Ce qu'il dit accrédite une thèse que je défends depuis des années face à ceux qui pensent que l'Internet promeut la diversité: plus l'entreprise qui le soutient est importante, plus un artiste a de la chance d'être "entendu" et plus il sera facile de financer la production de son disque. La tendance sera toujours à la concentration.
Mais ce qui est le plus intéressant, c'est ce qu'il dit des rouages de MMC. Aucune reddition des comptes, des milliers de producteurs lambdas qui parient en très peu de temps sur un artiste totalement inconnu de la Toile, des albums qui ne sortent pas, des promesses non tenues. Cela laisse songeur. MMC s'enrichirait-elle sur le dos des petits producteurs? Et que peut-on espérer de l'avenir de la musique si même le plus grand site participatif français ne joue pas franc jeu?
Commentaires
Ce qui me chicane le plus dans tout cela, c'est que cela donne de faux espoirs à quantité de chanteurs ou auteur-compositeurs amateurs qui sont loin d'être prêts à pouvoir envisager une carrière et qui croient pouvoir le faire sans aucune formation, ni expérience d'écriture ou vocale. Alors on se retrouve dans les bulletins de Myspace avec des incessants "Produisez-moi" suivis par quelques internautes auditeurs qui eux non plus n'ont aucune expérience de la production.
Il n'y a aucun relief pédagogique à ce genre de sites, pas de conseils, rien, au contraire on fait croire à des gens qui "rêvent tout haut" que leur rêve peut devenir réalité.
C'est une pure et simple exploitation de la naïveté en ce qui concerne les artistes et peut-être même une escroquerie en ce qui concerne les producteurs.
Vais pas m'attirer des copains là, mais je m'en fiche